vendredi, 11/09/2026   
   Beyrouth 19:31

Berri est pessimiste : Il n’y a pas de solution à la question de l’occupation du Sud. L’accord-cadre n’est plus en vigueur

Le président du Parlement, Nabih Berri, estime que le pays est confronté à une véritable menace existentielle en raison de ce qui se passe dans le sud, estimant que quiconque prétend le contraire est comme une autruche qui se cache la tête dans le sable.

Dans une interview accordée au journal libanais Al-Joumhouriya sur la situation générale du pays et sur la possibilité que les récents événements à Nabatiyeh et ailleurs conduisent à l’occupation de nouveaux territoires par Israël, il a répondu : « La situation est dangereuse et toute solution semble lointaine. L’accord-cadre n’est plus en vigueur. Si les Israéliens veulent occuper, ils le peuvent. »

Interrogé s’il est satisfait des performances du gouvernement, il a répondu : « Nous verrons bien qui devra rendre des comptes. »

Concernant la politique du gouvernement consistant à imposer des taxes et des impôts accablant aux citoyens, le président du Parlement a déclaré : « L’État a besoin d’argent, et il ne devrait pas prendre de l’argent de ceux qui en ont besoin. »

Berri a souligné que « l’armée libanaise est le pilier principal, voire le principal pont, pour la construction du Liban ».

Concernant sa relation avec le président de la République, il a dit : « Nous sommes en désaccord sur plusieurs points. Mais cela n’empêche pas notre amitié. »

A la question posée par le journal : « Êtes-vous optimiste quant à la possibilité de trouver des solutions et des avancées dans les jours à venir, grâce aux efforts déployés pour y parvenir ? » Il a répondu : « Je ne suis pas optimiste, et la preuve la plus flagrante de mon pessimisme réside dans les massacres et les martyrs, y compris des enfants, sans parler des travaux de démolition et de destruction. Le mouvement qu’ils mènent est vain. Il n’y a malheureusement aucune solution. »

Source : Médias