vendredi, 11/09/2026   
   Beyrouth 20:17

Censure : le replay d’une émission avec une actrice retiré de France.tv après ses propos sur Gaza

Invitée de l’émission littéraire présentée par Augustin Trapenard, Adèle Haenel s’est exprimée dans le cadre d’une “carte blanche” diffusée à l’antenne.

Au cours de son intervention, l’actrice a dénoncé ce qu’elle qualifie de “génocide” commis par Israël contre les Palestiniens et accusé la France de “complicité”. Elle a également appelé à sanctionner Israël et à “libérer la Palestine”.

La séquence a été diffusée mercredi soir sur France 5. Un contenu consacré à Adèle Haenel, mis en ligne sur la plateforme France.tv à la suite de l’émission, n’était toutefois plus accessible par la suite.

La disparition du replay a suscité des réactions sur les réseaux sociaux, où plusieurs internautes ont accusé France Télévisions de “censure”.

France Télévisions n’avait, à ce stade, fourni aucune explication publique permettant de déterminer les raisons de l’indisponibilité du replay.

Le groupe audiovisuel public précise de manière générale que certains programmes peuvent devenir indisponibles en replay pour différentes raisons, notamment liées aux droits de diffusion, à des problèmes techniques ou, plus rarement, à des considérations juridiques.

Des références à l’émission intégrale du mercredi demeurent par ailleurs accessibles sur d’autres plateformes de télévision.

Paris maintient son partenariat avec Israël tout en durcissant sa position sur les colonies

Les déclarations d’Adèle Haenel interviennent dans un contexte de tensions persistantes autour de la politique française à l’égard d’Israël et de la Palestine.

La veille de l’émission, la France avait réaffirmé, aux côtés du Royaume-Uni et du Canada, sa volonté de maintenir un “partenariat étroit et productif avec Israël” ainsi que son engagement en faveur de la sécurité d’Israël, tout en durcissant sa position contre la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée.

Paris, Londres et Ottawa avaient notamment annoncé des mesures visant les produits provenant des colonies israéliennes ainsi que des “sanctions ciblées” contre les colonies et ceux qui les facilitent ou en tirent profit.

La France avait également souligné que les mesures concernant le commerce lié aux colonies ne constituaient pas un boycott d’Israël, mais visaient spécifiquement la colonisation et la hausse des violences en Cisjordanie occupée.

Source : TRT