dimanche, 20/09/2026   
   Beyrouth 12:32

Le président israélien gracie un soldat qui avait exécuté un palestinien blessé en Cisjordanie occupée

Le président israélien Isaac Herzog a accordé samedi sa grâce à un ancien soldat qui avait tué un Palestinien blessé dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée, en 2016.

L’armée d’occupation avait tiré sur le Palestinien Abdel Fattah al-Charif et l’a jeté à terre, affirmant qu’il avait attaqué l’un de ses hommes. Al-Charif est resté gisant au sol, ensanglanté, pendant onze minutes avant qu’Elor Azaria ne l’achève d’une balle dans la tête.

Lors de son procès, Azaria a déclaré avoir agi par crainte que Charif ne porte une ceinture d’explosifs et ne la déclenche. Le tribunal a rejeté ses arguments.

Azaria a été reconnu coupable d’homicide involontaire en 2017 et condamné à 18 mois de prison. Il a été libéré en mai 2018 après avoir purgé la moitié de sa peine.

Dans sa première interview après sa libération, Azaria a déclaré à l’époque : « J’aurais agi exactement de la même manière, car c’est ce que je devais faire.

Le président israélien a décidé « d’accéder à la demande d’Elor Azaria et d’effacer la partie restante de son casier judiciaire afin qu’il puisse reprendre le cours de sa vie », selon un communiqué publié samedi par la présidence.

Le communiqué indiquait que « le président Herzog a décidé que les circonstances, la durée de la peine purgée et les remords exprimés par Azaria justifiaient de lui permettre d’ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. »

Le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir, a salué la grâce samedi, écrivant dans un message sur X : « Pour quelqu’un comme moi qui a manifesté il y a dix ans pour Elor Azaria, l’effacement du casier judiciaire de quelqu’un qui a tué un terroriste est quelque chose qui me touche et me fait très plaisir. »

Il a ajouté : « Ce précédent n’aurait jamais dû figurer au casier judiciaire si les règles du jeu avaient été différentes », appelant Herzog à gracier également le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui est poursuivi pour corruption.

Source : Médias