mardi, 27/10/2026   
   Beyrouth 12:16

Premières depuis le Déluge d’Al-Aqsa: L’occupation israélienne tient des élections décisives sur fond de profondes divisions

Les colons de l’entité israélienne se rendent aux urnes, ce mardi, pour voter lors des premières élections organisées depuis l’opération du 7 octobre 2023.

Ces élections interviennent dans un contexte d’isolement international croissant de l’entité d’occupation, en raison de son agression globale contre la bande de Gaza, de l’accentuation de la colonisation et de la hausse des violences en Cisjordanie occupée, sur fond de dérive accrue de la société sioniste vers l’extrême droite et le nationalisme religieux le plus radical.

La rivalité entre Netanyahu et Eisenkot

Les sondages d’opinion au sein de l’entité font état d’une égalité entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu — chef du parti Likoud —, qui met en avant sa politique agressive et tire parti de sa relation avec le président américain Donald Trump, et son rival Gadi Eisenkot — chef du parti Yashar.

Bien qu’Eisenkot promette de former une commission d’enquête sur les défaillances sécuritaires lors de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », il réaffirme lui aussi la ligne colonialiste et le rejet de la création d’un État palestinien, illustrant l’absence de toute divergence fondamentale dans les politiques d’agression envers le peuple palestinien.

Selon des médias israéliens, près de 7,3 millions de colons sont habilités à voter, dont plus d’un demi-million de jeunes qui votent pour la première fois. Les données révèlent qu’une écrasante majorité d’entre eux s’oriente vers la droite et le centre-droite, tandis que le retour de dizaines de milliers de colons depuis l’étranger a été enregistré pour participer au scrutin.

Ces élections mettent en jeu l’avenir politique de Netanyahu (77 ans), qui a gouverné pendant plus de 19 ans, face à Eisenkot (66 ans), sur fond de vifs débats internes concernant l’exemption du service militaire pour les Haredim et la demande de comptes sur le fiasco sécuritaire.

Complexité de la coalition et des résultats

Les estimations au sein de l’entité indiquent qu’aucun camp ne sera en mesure d’obtenir à lui seul le seuil de 61 sièges nécessaire pour former un gouvernement, ce qui ouvrira la voie à de complexes négociations en vue d’établir une coalition sioniste. Les deux rivaux excluent toute alliance avec les listes à majorité arabe, alors que les colons s’intéressent aux questions de reddition de comptes et à la conscription des Haredim au sein de la société d’occupation.

Dans un contexte lié, le journal israélien Haaretz rapporte que Netanyahu lutte pour sa survie politique jusqu’au dernier instant, révélant qu’il a récemment déployé d’immenses efforts pour rallumer la guerre avec l’Iran, ce qui l’a placé en confrontation directe avec la haute hiérarchie militaire israélienne.

Source : Médias