lundi, 02/11/2026   
   Beyrouth 18:00

Moscou met en garde contre de nouvelles attaques contre Téhéran

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a mis en garde contre les répercussions de toute nouvelle attaque contre Téhéran, estimant que les opérations militaires ne briseraient pas la volonté du peuple iranien et ne le dissuaderaient pas de défendre la souveraineté et l’indépendance de son pays.

Dans un communiqué, Zakharova a appelé les parties menaçant de reprendre les attaques contre l’Iran à revoir leurs calculs et à prendre en compte les conséquences de toute nouvelle action militaire.

Elle a souligné que l’expérience tragique de ces derniers mois a démontré que les campagnes militaires, malgré les morts et les destructions qu’elles engendrent, n’ont pas réussi à contraindre les Iraniens à renoncer à la souveraineté de leur pays. Elle a décrit la situation en Iran comme demeurant complexe et délicate.

Zakharova a exprimé l’inquiétude de Moscou face aux informations et aux indications circulant concernant la planification de nouvelles opérations militaires contre l’Iran, au moment même où la presse indiquait que le président Donald Trump envisageait la possibilité de reprendre les attaques contre ce pays après les élections de mi-mandat prévues demain.

Dans ce contexte, Zakharova a affirmé le soutien de Moscou aux efforts des parties médiatrices, notant que la Russie contribue à faciliter le déroulement des négociations relatives à la question iranienne et exprimant sa volonté de participer activement à la recherche de solutions acceptables pour toutes les parties et d’assurer leur mise en œuvre, réitérant la position de son pays qui appelle à traiter les crises par le dialogue et la diplomatie, loin de toute escalade militaire.

Dimanche, Axios a rapporté que le Premier ministre israélien faisait pression sur Trump pour qu’il lance une frappe militaire contre l’Iran immédiatement après les élections de mi-mandat prévues demain, tandis que le président américain préfère actuellement laisser place aux négociations.

Source : Médias