Ali Bagheri Kani, adjoint au secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, a affirmé lundi que la logique politique de l’Iran est demeurée inchangée depuis le début de la guerre. Il a souligné la détermination du pays à continuer de défendre sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale, sans aucune concession à cet égard.
M. Bagheri a évoqué la victoire du peuple iranien, qui a fait preuve de résilience face à la guerre d’agression menée par les États-Unis et l’entité israélienne contre son pays. Il a ajouté que Washington est désormais conscient de l’issue d’une guerre menée contre un État doté d’une civilisation ancienne.
Par ailleurs, M. Bagheri a insisté sur le fait que la préservation de la stabilité régionale constitue un principe immuable pour l’Iran — un objectif pour lequel le pays a consenti de lourds sacrifices au cours des dernières décennies. Il a exprimé la disposition de Téhéran à prendre des mesures pour rétablir la stabilité dans une région déstabilisée par les États-Unis et « Israël », en mettant en place de nouveaux arrangements qui excluent ces deux acteurs.
Le partenariat stratégique avec la Chine
Dans ce contexte, l’adjoint au secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien a salué les efforts diplomatiques de la Chine, notamment son initiative visant à établir une nouvelle architecture sécuritaire dans la région, la considérant comme un élément essentiel de la solution.
Il a également réaffirmé la volonté de l’Iran de favoriser des arrangements régionaux exempts de toute influence des États-Unis ou de l’entité israélienne, soulignant que la Chine est un acteur majeur en Asie de l’Ouest, une puissance responsable et un partenaire stratégique.
Enfin, M. Bagheri a exprimé l’appréciation de Téhéran quant au rôle international de la Chine et à ses efforts pour empêcher Washington de détourner les prérogatives du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il a également salué les mesures prises par Pékin pour renforcer le multilatéralisme et contrer l’unilatéralisme. Il a conclu en soulignant que l’Iran et la Chine sont des « amis des temps difficiles » et que leur coopération constitue un atout précieux pour renforcer le rôle du Sud global. Il a insisté sur la nécessité d’approfondir l’alliance stratégique afin de surmonter avec succès la période actuelle, marquée par de fortes tensions.
Par ailleurs, plus tôt ce lundi, Bagheri a discuté avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, des initiatives diplomatiques proposées par Téhéran pour mettre fin à la guerre et renforcer la sécurité, selon la télévision iranienne.
Au cours de ces entretiens, Bagheri Kani a réaffirmé que la position de Téhéran — défendre sa sécurité nationale, sa souveraineté et son intégrité territoriale — demeure inchangée, soulignant que l’Iran ne fera aucune concession à cet égard.
Il a également affirmé que « mener une guerre contre une civilisation ne saurait mener à la victoire », avertissant qu’une telle approche entraînerait des perturbations dans l’économie mondiale.
Il convient de noter qu’une source asiatique a révélé aujourd’hui au correspondant d’Al-Mayadeen à Pékin qu’Ali Bagheri Kani a participé à une réunion tripartite à huis clos avec les ministres des Affaires étrangères de Chine et d’Oman, Wang Yi et Badr Al-Busaidi, au Palais du Peuple, à la suite de la rencontre entre le sultan d’Oman et le président chinois.
Source : Médias
