dimanche, 15/03/2026   
   Beyrouth 06:35

42 opérations de la Résistance islamique. Les combats se poursuivent dans plusieurs localités frontalières

La Résistance a intercepté un drone

La Résistance islamique a annoncé 42 opérations samedi dans une série de communiqués, ciblant des bases militaires de l’occupation et des rassemblements de ses soldats à la frontière avec le Liban et dans les colonies israéliennes voisines, ainsi que des bases à Haïfa occupée. En réponse à l’agression criminelle israélienne qui a ciblé des dizaines de villes et villages libanais et la banlieue sud de Beyrouth.

Dans son compte rendu du jour, elle a indiqué avoir ciblé 4 bases militaires, 11 villes et colonies israéliennes, 3 position frontalières, et 3 position récemment établies.

Elle précise aussi avoir repoussé 20 tentatives de progression et intercepté un drone.

Les bases

Les combattants de la Résistance islamique ont ciblé la base Stella Maris, une base stratégique de surveillance maritime sur la côte nord, avec une escadrille de drones d’attaque, ainsi que la base d’Ein Shemer, une base de défense aérienne antimissile située à 75 km de la frontière libano-palestinienne à l’est d’Hadera, avec une escadrille de drones d’attaque.

Ils ont ciblé la base d’Ein Zeitim au nord de Safed occupée avec une salve de missiles à l’aube de samedi, le Centre de réhabilitation et de maintenance (7200) au sud de la ville occupée de Haïfa avec une escadrille de drones d’attaque, et le quartier général de la Division 146 à Ja’atun à l’est de la ville de Nahariyya avec une salve de missiles.

La résistance a également ciblé à l’aide de missiles le système de défense aérienne de Ma’alot-Tarshiha et la position d’artillerie ennemie israélienne dans la colonie de Dishon.

Dans le cadre de l’avertissement lancé par la Résistance islamique à un certain nombre de colonies du nord de la Palestine occupée, les combattants de la Résistance islamique ont ciblé à deux reprises la colonie de Metoula avec des tirs de roquettes, ainsi que les colonies de Kiryat Shmona, Gornot HaGalil, Goren, Admit, Hanita, Shlomi (à deux reprises) et Liman.

Roquettes sur Metoula

Les combattants de la Résistance islamique ont également abattu un drone armé de l’armée ennemie israélienne au-dessus de la localité de al-Charqiya, dans le sud du Liban, à l’aide d’armes appropriées.

Affrontements frontaliers

Dans le contexte des affrontements terrestres à la frontière, les combattants de la résistance ont ciblé des rassemblements ennemis dans les localités libanaises de Maroun al-Ras, sur le site nouvellement établi de Blate, et dans la ville d’al-Hammousiya, à l’ouest de la localité frontalière de Blida, à l’aide d’obus d’artillerie, et sur la colline Tallet al-Khazzan, dans la localité d’al-Odayssah (à plusieurs reprises), par des tirs de roquettes. Ils ont également ciblé le site israélien nouvellement établi à Nimr al-Jamal, en face de la localité frontalière d’Alma al-Shaab, par des tirs de roquettes.

Après avoir repéré une force de l’armée ennemie israélienne avançant vers la colline d’Al-Awayda dans la localité d’al-Odayssah à la frontière libano-palestinienne, les combattants de la Résistance islamique l’ont prise pour cible avec un missile guidé.

A al-Khiam

Dans la localité d’al-Khiam, les combattants de la Résistance islamique sont toujours engagés dans des affrontements directs avec les forces armées israéliennes ennemies, utilisant des armes légères et moyennes ainsi que des lance-roquettes.

Les combattants de la Résistance ont ciblé un véhicule blindé israélien dans l’ex centre de détention avec un missile guidé et l’ont touché de plein fouet. Ils ont également bombardé un rassemblement militaire à proximité avec une salve de roquettes.

À l’aide de roquettes, les moudjahidines ont également ciblé à deux reprises un rassemblement de soldats de l’armée ennemie israélienne sur le site nouvellement établi sur la colline de Hamames, au sud de la localité d’al-Khiam, ainsi qu’un autre rassemblement à proximité du centre de détention et à proximité de la municipalité de la ville de Khiam.

Près du site de Jal Al-Alam, des combattants de la résistance ont ciblé deux chars Merkava et ont réussi à les atteindre directement.

Après avoir repéré un char israélien tentant de progresser vers l’entrée Est de la localité d’al-Taybeh, à la frontière libano-palestinienne, des combattants de la Résistance islamique l’ont pris pour cible avec un missile guidé, entraînant sa destruction et des pertes humaines confirmées.

Par la suite, ils ont visé une force de renfort israélienne qui a tenté d’évacuer le char détruit avec des missiles guidés et des obus d’artillerie.

Ils ont aussi ciblé un rassemblement de véhicules et de soldats de l’armée ennemie israélienne dans plusieurs endroits, à savoir :

  • le projet Taybeh, avec des obus d’artillerie,
  • au nord d’Aqaba Rab Thalathin, avec deux salves de roquettes,
  • sur le site de Metoula avec une salve de roquettes
  • à la porte de Fatima, à la frontière libano-palestinienne
  • à Khallat al-Mahafir, dans la localité d’Al-Odaysseh , à l’aide d’une salve de roquettes.
  • sur la colline d’Aqaba, dans la localite frontalière de Maroun al-Ras

Les résistants libanais ont aussi ciblé le site nouvellement établi de Blate, avec un missile de haute qualité.

Selon le compte rendu de la Résistance, les pertes occasionnées chez l’ennemi sont 4 véhicules, 22 tranchées, 12 colonies, une usine, une pièce d’artillerie et deux centres de commandements.

Compte rendu d’Ali Choeb

Dans son compte rendu de la situation le correspondant d’al-Manar Ali Choeb a livré son diagnostic de la situation :

« Dès le début des derniers affrontements, l’ennemi a lancé des raids aériens et des bombardements d’artillerie. Le dépeuplement de la région est devenu une réalité suite au déplacement forcé de ses habitants, aboutissant à l’annonce du retrait de l’armée libanaise de tous ces villages. L’armée d’occupation a exploité le vide laissé dans les localités frontalières, en déployant ses chars vers certains points stratégiques, comme elle l’avait fait durant la nuit en présence de l’armée libanaise et des forces de la FINUL.

Cependant, elle s’est heurtée à une nouvelle réalité à Tell al-Nahas, au nord de Kfarkela, lorsque la résistance a ciblé trois chars Merkava avec des missiles guidés depuis l’extérieur de la zone, la contraignant à se replier.

Elle a ensuite tenté une nouvelle offensive depuis Tell al-Hamames vers le sud de Khiam, où un engin improvisé a explosé et s’est engagée dans des combats directs dans le quartier sud. Elle s’est alors repliée sur sa position arrière de Wadi al-Aasafir.

Le même scénario s’est répété à Markaba, près de la position nouvellement établie. Depuis lors, l’armée ennemie a massé des dizaines de chars aux abords des villages et a entrepris des incursions limitées dans les localités frontalières, sous le couvert intensif de raids aériens, de tirs d’artillerie et de mitrailleuses, progressant dans des zones au terrain dissimulé. Ses mouvements restaient hors de vue des localités de la seconde ligne, et pourtant la résistance a contré tous ces mouvements et rassemblements par des salves de roquettes, des tirs d’artillerie et parfois des missiles guidés, comme ce fut le cas à Jabal Blate, Markaba et al-Khiam. L’ennemi a reconnu des pertes parmi ses soldats, ainsi que la destruction de bulldozers et de chars. »

Assurant que les localités frontalières de la première ligne sont restées occupées par l’ennemi en dépit de la présence de l’armée libanaise, avant son retrait, Ali Choeb a poursuivi :

« Cette réalité demeure inchangée à ce jour, les tentatives répétées de contrôler totalement ces villages depuis douze jours se heurtent à diverses formes de résistance. Par conséquent, la prise de contrôle d’une localité frontalière par l’ennemi n’est pas considérée comme un succès et s’inscrit dans le contexte de la responsabilité de l’État, qui a échoué dès le départ à repousser les incursions quotidiennes et qui a ensuite abandonné sa mission de défense. Les opérations de résistance quotidiennes contre les incursions israéliennes et les affrontements avec elles, malgré l’écart de capacités militaires, ne sont qu’un prétexte pour masquer le vide laissé par l’État, qui s’acquitte de son devoir moral et national de défendre ses villes avec un esprit de martyre à la Karbala et une constance légendaire face à des hordes de chars et des centaines de raids aériens. »

Source : Divers