Le chaine qatarie Al Jazeera a révélé qu’une association française a kidnappé les trois enfants palestiniens de la bande de Gaza de la famille al-Cheikh, selon l’accusation de leur mère.
Rabhi (11 ans), Nour (10 ans) et Hossam El-Din (8 ans), sont arrivés en France depuis trois ans avec leur père et leur grand-père, sans leur mère, Raghad Al-Cheikh, qui était considérée comme morte en raison de la perte de contact avec elle.
Ils avaient été pris en charge par des femmes travaillant pour l’association française « Palestine Nous Rassemble », qui se disaient palestiniennes et qui ont tissé des liens étroits avec le père, le grand-père et les enfants, raconte pour Al Jazeera la mère qui avait miraculeusement survécu.
L’association « La Palestine Nous Rassemble » (LPNR) est un collectif de Palestiniens exilés et engagés qui a été fondé il y a près de 15 ans. Ses objectifs consistent à renforcer les liens sociaux et culturels au sein de la communauté palestinienne en France et promouvoir la culture palestinienne.
Après que leur relation se soit renforcée, elles ont transféré la garde des trois enfants à une association française sous prétexte de mauvais traitements infligés par leur père, « malgré l’absence de toute preuve matérielle ou de rapport médical attestant ces mauvais traitements ».
Lorsque le père a saisi les tribunaux, un tribunal français a décidé que les enfants devaient rester avec l’association pendant un an et lui a totalement interdit de communiquer avec eux et il est sans nouvelles d’eux depuis trois ans.
Leur mère, avec qui ils communiquaient par téléphone, ne peut plus non plus les joindre depuis un an. La femme qui en avait la garde ne répondant plus à ses messages lui demandant de voir leurs photos.
Raghad est persuadée « qu’ils subissent un lavage de cerveau et que leurs valeurs et leurs conceptions sont perverties au sein de cette association », qui, selon elle, « leur fait croire que c’est leur identité palestinienne est à l’origine de tous leurs problèmes ». Accusant ses responsables des enfants de racisme extrême, elle déplore que les autorités palestiniennes n’ont apporté aucun soutien juridique à la famille dans cette affaire.
L’association mise en question n’a pas été contactée par Al Jazeera.
La question du placement d’enfants hors de leur famille dans plusieurs pays européens est l’une des plus sensibles et complexes, car les autorités compétentes s’appuient sur des rapports sociaux et judiciaires pour évaluer ce que l’on appelle « l’intérêt supérieur de l’enfant », a expliqué le militant des droits de l’homme, le Dr Salah Abdel-Aati, dans une déclaration à l’agence de presse Shehab.
Toutefois, les conventions et normes internationales soulignent que le recours à cette mesure doit rester exceptionnel et être effectué selon des contrôles stricts garantissant, avant tout, le droit de l’enfant à maintenir sa relation et sa communication avec ses parents.
Il a ajouté que le fait de continuer à priver les mères de contact avec leurs enfants pendant de longues périodes, sans transparence suffisante ni explication juridique claire, peut soulever des questions relatives aux droits de la famille et nécessite un réexamen des procédures juridiques suivies.
Source : Divers
