vendredi, 01/05/2026   
   Beyrouth 11:13

Le port d’Eilat exige son inclusion dans tout accord de règlement

Après plus de deux ans de paralysie du trafic maritime, la direction du port d’Eilat a exigé que les autorités de l’occupation incluent l’infrastructure dans tout règlement régional entre les États-Unis et l’Iran. Cette démarche intervient suite à l’échec des voies alternatives adoptées par l’administration du port pour relancer l’activité.

Dans ce contexte, le journal Ma’ariv rapporte que la direction du port a saisi en urgence le « Conseil de sécurité nationale » israélien, réclamant que tout arrangement régional prévoie la levée du blocus yéménite en mer Rouge et la réouverture du corridor maritime vers Eilat.

Bien que la direction du port ait tenté de contourner le blocus en important environ 6 000 véhicules chinois via le port jordanien d’Aqaba en mars dernier — avant de les acheminer par navires vers ‘Israël’ — le journal économique Calcalist affirme que ces alternatives ne sont ni viables ni durables.

Le média israélien souligne que si les forces de Sanaa ont réduit leurs attaques en mer Rouge depuis la fin de l’année dernière, le problème réside dans l’hésitation des compagnies maritimes internationales à retourner à Eilat en raison des risques sécuritaires.

L’utilisation du port d’Aqaba comme itinéraire logistique alternatif est décrite comme une tentative désespérée de sauver le port de la faillite et de restaurer, même partiellement, son activité.

Cependant, malgré sa capacité à contourner certaines restrictions, ce trajet demeure complexe et engendre des coûts d’importation élevés.

Selon le président du port d’Eilat, Avi Hormaro, « la direction et les actionnaires font tout leur possible pour relancer l’activité, mais la solution globale reste entre les mains des autorités gouvernementales et internationales ».

Source : Traduit à partir d'AlAkhbar