vendredi, 08/05/2026   
   Beyrouth 05:55

Bases américaines au M-O : l’ampleur des dégâts dues aux frappes iraniennes est supérieure aux rapports officiels (Washington Post)

Une enquête du journal américain Washington Post a conclu que d’après des images satellites, l’Iran a frappé bien plus d’installations militaires américaines que ce qui a été rapporté officiellement.

Depuis le début du conflit le 28 février, les frappes aériennes iraniennes ont endommagé ou détruit au moins 228 installations ou équipements sur des sites militaires américains au Moyen-Orient.

Elles ont ciblé des hangars d’avions, des casernes, des dépôts de carburant, des aéronefs, des systèmes radar essentiels, des équipements de communication et des systèmes de défense aérienne, selon une analyse d’images satellites réalisée par le Washington Post.

Et de conclure que l’ampleur des dégâts est bien supérieure à ce que le gouvernement américain a publiquement reconnu ou rapporté jusqu’à présent.

Des responsables ont confié au le journal américain, la menace de frappes aériennes a en outre rendu trop dangereuses certaines bases américaines dans la région pour fonctionner avec un effectif normal, et les commandants ont déplacé la plupart des éléments de ces sites hors de portée des tirs iraniens au début de la guerre.

Le journal rapporte que l’obtention d’images satellites du Moyen-Orient est actuellement extrêmement difficile. Deux des principaux fournisseurs d’images commerciales, Vantor et Planet, se sont conformés aux demandes du gouvernement américain – leur principal client – ​​visant à limiter, retarder, voire suspendre indéfiniment la diffusion d’images de la région pendant toute la durée du conflit, rendant ainsi difficile, voire impossible, l’évaluation des contre-attaques iraniennes. Ces restrictions ont été mises en place moins de deux semaines après le début des hostilités.

À l’inverse, les agences de presse iraniennes affiliées à l’État publient régulièrement, depuis le début du conflit, des images satellites haute résolution sur leurs réseaux sociaux, affirmant documenter les dégâts infligés aux installations américaines.

Dans le cadre de cette enquête – l’un des premiers rapports publics exhaustifs sur l’ampleur des dégâts causés aux installations américaines dans la région – le Washington Post a examiné plus de 100 images satellites haute résolution diffusées par la partie iranienne.

Il en a vérifié l’authenticité de 109 en les comparant à des images basse résolution du système satellitaire Copernicus de l’Union européenne, ainsi qu’à des images haute résolution de Planet, lorsque celles-ci étaient disponibles.

Le journal a exclu 19 images iraniennes de l’analyse des dommages en raison de résultats non concluants lors de la comparaison avec les images de Copernicus. En revanche, aucune preuve de manipulation des images iraniennes n’a été trouvée, selon le Washington post

Source : Médias