Un responsable proche de l’équipe de négociation iranienne a déclaré lundi à l’agence de presse Tasnim que « des divergences fondamentales subsistent entre l’Iran et les États-Unis, en raison de la cupidité américaine et d’attentes irréalistes ».
S’exprimant après la soumission par Téhéran d’une nouvelle proposition pour mettre fin à la guerre, composée de 14 points, au médiateur pakistanais, pour la transmettre aux États-Unis, ce responsable a expliqué que l’Iran « n’abandonnera pas ses positions fermes et de principe sur la question de la fin de la guerre et du rétablissement des droits du peuple iranien ».
Il a expliqué que « des désaccords fondamentaux persistent, malgré certains changements dans le nouveau texte américain », soulignant que « l’insistance de l’Iran sur la nécessité pour les Américains de verser une compensation pour l’agression militaire dont il a été victime est très sérieuse ».
« Les fonds iraniens gelés doivent être restitués au peuple iranien de manière transparente et décisive », a-t-il insisté, parce que « les promesses sur papier ne valent rien ».
Selon lui « il y a toujours des désaccords concernant la restitution des fonds gelés malgré certaines promesses », ajoutant qu’il existe « un grand écart entre les chiffres et les demandes de l’Iran, malgré les discussions des Américains sur la création d’un fonds de développement et de reconstruction ».
Révélant que « les Américains tentent toujours de lier les négociations visant à mettre fin à la guerre à la question nucléaire », il a qualifié ces exigences « d’illogiques » et « de prétextes politiques qui sont incompatibles avec les droits du peuple iranien ».
« Les Américains doivent comprendre que l’Iran n’acceptera en aucun cas de lier la fin de la guerre à des engagements nucléaires », a-t-il assuré soulignant que « l’Iran n’a pas cherché et ne cherchera pas à produire d’arme nucléaire, et cela a également été mis en évidence dans le nouveau texte. »
Dans ce contexte, Reuters a cité une source iranienne de haut rang affirmant que « les États-Unis ont fait preuve de flexibilité dans les discussions en cours, y compris celles relatives aux limites du programme nucléaire iranien ».
La source a ajouté à Reuters que « Téhéran exige le déblocage de tous les fonds » et que « Washington n’a jusqu’à présent accepté de débloquer que 25 % d’entre eux ».
Source : Médias