lundi, 22/06/2026   
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Cheikh Naim Qassem : Nous ferons face à toute violation de l’occupation par les moyens que nous jugerons appropriés, et « Israël » ne restera pas au Liban

Le Secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naim Qassem, a affirmé que l’accord de cessation de l’agression conclu le 27 novembre 2024 est intervenu après les tentatives de l’occupation israélienne d’anéantir la Résistance, soulignant que le rapport de force a imposé une réalité différente et a mis en échec ces tentatives.

Cheikh Qassem a déclaré que l’occupation israélienne était censée passer, après l’accord, à la phase de retrait et de cessation de l’agression, mais qu’elle a continué à parier sur un changement de circonstances.

Il a estimé que le chef du gouvernement de l’occupation, Benjamin Netanyahu, a réussi à entraîner le président américain Donald Trump dans la guerre contre l’Iran, partant du principe qu’une frappe contre l’Iran affaiblirait les forces de la Résistance dans la région.

Le numéro un du Hezbollah a ajouté que le projet américano-israélien visait à éliminer la « tête de la Résistance » dans les mondes arabe et islamique, mais que ce projet s’est effondré. Il a affirmé que l’Iran en est sorti plus fort malgré les lourds sacrifices, et que la Résistance au Liban a réussi à tenir bon en dépit de l’ampleur de l’agression et des ciblages.

Il a indiqué que l’occupation israélienne a mené des milliers de raids sur le Liban, et que l’Iran a également subi des dizaines de milliers de raids et d’attaques, sans que cela ne réalise les objectifs déclarés de la guerre. La phase actuelle est celle des résultats de la rupture du projet américano-israélien contre la Résistance, a-t-il renchéri.

Concernant le cessez-le-feu, Cheikh Qassem a déclaré que l’occupation israélienne présente sa propre interprétation de l’accord, basée sur l’engagement du Hezbollah à cesser le feu en échange du maintien de la liberté de mouvement de l’occupation et de la poursuite de ses agressions. Il a estimé que cela ne constitue pas un cessez-le-feu, mais plutôt la continuation de l’agression.

Et Cheikh Qassem d’expliquer: toutes les initiatives proposées au cours des derniers mois commençaient par demander à la Résistance un cessez-le-feu pour des périodes déterminées afin de tester l’engagement de l’occupation, mais que l’occupation ne s’y conformait pas. Il a souligné que la Résistance s’engageait envers les initiatives proposées avant de reprendre les ripostes suite à la poursuite des agressions.

Il a en outre insisté sur le fait que le Hezbollah a pris la décision de ne pas revenir à la situation antérieure au 2 mars, affirmant que le cessez-le-feu signifie l’arrêt total de l’agression sur les plans terrestre, maritime et aérien, ainsi que l’arrêt des opérations de démolition, d’incursion et de positionnement dans les territoires libanais occupés, en préparation d’un retrait selon un calendrier clair.

Cheikh Naim Qassem a souligné que la Résistance rejette tout projet relatif au désarmement ou à l’imposition de nouvelles conditions politiques.

Le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que la phase actuelle diffère des précédentes car le projet israélien a été brisé, et qu’il n’est plus possible de revenir aux discussions qui étaient sur la table lorsque l’occupation était en position de force et de supériorité.

La Résistance n’accepte plus aucune équation permettant à l’occupation une liberté de mouvement et d’agression sous couvert de cessez-le-feu, a-t-il réitéré, soulignant que toute violation de la part de l’occupation sera affrontée et que la Résistance traitera toute agression par les moyens qu’elle jugera appropriés.

Il a également réaffirmé que la Résistance est attachée au droit du Liban à la pleine souveraineté sur ses territoires, et qu’elle rejette le maintien de l’occupation ou l’imposition de nouvelles réalités sur le terrain libanais.

Dans un autre volet de son discours, le Secrétaire général du Hezbollah a affirmé que la République islamique d’Iran dispose d’un capital majeur auprès du Liban, soulignant que le protocole d’accord stipulait dans son premier point l’arrêt de l’agression contre le Liban, et que l’Iran a mis ses capacités, ses sacrifices et ses compétences au service de la défense du Liban, de son indépendance, de sa résistance et de son peuple.

Cheikh Qassem a déclaré que l’Iran ne négocie pas au nom du Liban, mais appelle à un cessez-le-feu pour ensuite laisser les Libanais gérer leurs propres affaires. Il a critiqué la performance du pouvoir libanais dans les négociations depuis le 27 novembre, estimant que l’occupation n’a fait aucune concession mais a plutôt continué à arracher davantage d’acquis.

Il a appelé les responsables libanais à tirer profit des données actuelles et à s’accrocher à leurs droits, affirmant que la résilience accomplie doit servir de base et être investie. Il a également salué le rôle de l’Iran, estimant que la fermeture du détroit d’Ormuz est intervenue en soutien au Liban, et a appelé l’État libanais à tirer profit des éléments de force dont il dispose.

Il a souligné que les États-Unis sont capables, s’ils le veulent, de contraindre l’entité israélienne à cesser ses agressions, estimant que le soutien américain est ce qui a permis à l’occupation de poursuivre son agression. Il a ajouté que Washington peut réaliser ses intérêts dans la région, mais qu’elle ne peut les concrétiser à travers le projet israélien, et qu’elle doit mettre un terme à ce projet.

Cheikh Qassem a affirmé que l’occupation israélienne est un agresseur qui doit partir, faisant porter aux États-Unis l’entière responsabilité de ce qui se passe, et soulignant que le maintien sur les terres libanaises est impossible, qu’il n’y a pas de place pour des zones de sécurité de l’occupation à l’intérieur du Liban, et que l’armée libanaise est la seule autorité habilitée à se déployer et à protéger la souveraineté nationale.

Il a rappelé que l’occupation israélienne de continuer à tuer des civils et des enfants et à détruire des maisons, estimant que l’escalade récente résulte de son échec sur le terrain à atteindre ses objectifs, notamment dans la région de la colline d’Ali Al-Taher, où il a indiqué que les tentatives d’avancée répétées ont fait face à une résistance qui a causé des morts et des blessés dans les rangs des forces d’occupation.

Cheikh Qassem a réaffirmé qu’Israël ne restera pas au Liban, quelle que soit l’ampleur de sa criminalité, soulignant que la Résistance est engagée envers tout arrêt global de l’agression, mais qu’elle n’acceptera aucune violation et qu’elle traitera tout manquement par les moyens qu’elle jugera appropriés.

Il a appelé le pouvoir libanais à tirer profit du processus du protocole d’accord et à réorganiser les relations avec la République islamique d’Iran, soulignant que les États-Unis eux-mêmes réorganisent leurs relations avec Téhéran, tout comme de nombreux pays arabes.

Il a ajouté que le Liban ne peut subsister que par la coexistence entre ses composantes, affirmant que le Hezbollah ne cherche à dominer personne, de même qu’il ne permettra à quiconque de lui imposer une domination, appelant à régler les différends en interne, loin des ingérences extérieures.

Il a également appelé le pouvoir libanais à ne pas élargir le cercle des hostilités à l’intérieur du pays par des mesures qui accentuent la division, et à œuvrer plutôt à restaurer la confiance et à renforcer l’unité nationale pour faire face à l’occupation et construire l’État.

En conclusion de son discours, il a salué le président du courant Al-Marada, Sleiman Frangié, estimant que les sanctions imposées contre lui ainsi que contre d’autres personnalités du mouvement Amal, du Hezbollah et certains fonctionnaires des institutions sécuritaires et militaires constituent une médaille d’honneur, affirmant que ces sanctions ne les feront pas reculer sur leurs positions ou leurs principes.

Source : Al-Manar