Pour sa deuxième visite ce jeudi au Liban, le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Chaibani, a rencontré Nabih Berri, le président du Parlement et allié du Hezbollah avec lequel il a discuté du développement des relations libano-syriennes. C’est la première visite d’un responsable syrien à Berri depuis la chute du pouvoir de Bachar al-Assad.
Les correspondants de presse qui étaient présents ont insisté pour lui poser certaines questions à sa sortie.
Interrogé sur la position du gouvernement syrien intérimaire sur la question de l’affaire de l’exclusivité des armes aux mains de l’Etat, Chibani a assuré ne l’avoir nullement évoqué.
Selon le correspondant d’al-Manar, il a assuré avoir parlé des relations bilatérales entre les deux pays, niant avoir parlé du Hezbollah avec Berri. En réponse à une question, il a indiqué qu’une rencontre avec le Hezbollah n’est pas prévue pour le moment, mais peut-être dans l’avenir, si les intérêts des deux pays l’exigent.
Le ministre syrien, qui avait effectué en octobre 2025 sa première visite au Liban avait auparavant été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée.
Les deux hommes ont discuté du « renforcement des relations bilatérales sur la base du respect mutuel et du bon voisinage », des mécanismes visant à renforcer la coopération économique, ainsi que des derniers développements régionaux et internationaux d’intérêt commun, selon l’agence SANA.
Aoun a affirmé à Chibani que le Liban s’engageait à « établir une relation fraternelle entre les deux pays, fondée sur la coopération, la coordination et la non-ingérence dans les affaires intérieures des deux pays ».
Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s’impliquer au Liban, malgré les incitations du président américain Donald Trump répétées à plusieurs reprises que la Syrie pourrait « s’occuper du Hezbollah ».
Mais le président syrien Ahmad al-Charaa, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu’il n’avait pas l’intention d’intervenir et de rouvrir les plaies du passé.
Source : Divers
