Le groupe yéménite Ansarullah a averti dans un courriel adressé aux compagnies maritimes qu’elles ne devaient ni charger ni décharger de marchandises dans les ports saoudiens, prévenant qu’une telle activité pourrait les exposer à être prises pour cibles « n’importe où ».
Selon la lettre datée du 20 juillet, émise par le Centre de coordination des opérations humanitaires du groupe basé à Sanaa, « il est interdit aux navires de charger ou de décharger des marchandises dans ou depuis n’importe quel port saoudien ».
La lettre, adressée à plusieurs entreprises du secteur maritime et consultée par Reuters, recommandait également à ces entreprises de « faire preuve de diligence raisonnable et de la plus grande prudence » dans toutes leurs transactions.
Le groupe a également averti que toute activité de ce type exposerait les navires incriminés à des sanctions, ajoutant qu’ils pourraient être ciblés n’importe où dans la zone d’opérations des forces armées yéménites, selon la lettre.
Lundi, Sanaa a décrété un blocus maritime à l’Arabie saoudite au blocus que cette dernière lui impose depuis 2015.
Selon l’agence Reuters, le blocus a contraint des pétroliers saoudiens à rebrousser chemin en mer Rouge.
L’agence a fait état que deux pétroliers transportant du pétrole brut saoudien, l’un à destination de la Chine, l’autre de l’Inde, qui ont fait demi-tour vers Suez après avoir été informé de l’avertissement d’Ansarullah. Un troisième pétrolier a rebroussé chemin avant même d’atteindre Yanbu pour charger.
Selon les observateurs, ce détour par Suez rallonge de plusieurs semaines les délais d’acheminement vers l’Asie.
Source : Divers