mardi, 05/05/2026   
   Beyrouth 13:23

Israël achète-t-il des terres syriennes à Deraa ?

Israël tente d’imposer son contrôle sur des régions du sud de la Syrie non seulement militairement, mais aussi en contournant légalement la loi et en acquérant des terres agricoles à prix d’or auprès des populations locales, par l’intermédiaire de Juifs possédant plusieurs nationalités.

Selon une source locale du gouvernorat de Deraa, dans le sud de la Syrie, qui s’est confiée à Al-Akhbar, des informations indiquent que des achats à grande échelle de terres agricoles ont eu lieu dans la région du bassin du Yarmouk, prétendument orchestrés par des individus liés à des agences juives et possédant des nationalités étrangères, notamment canadienne, australienne et britannique.

Selon ces sources, les surfaces échangées représentent environ 200 000 dunams et les transactions ont été réalisées par le biais de contrats de vente officiels.

Les sources ont également évoqué qu’une délégation israélienne a visité des sites archéologiques dans la région, notamment des collines sous prétexte qu’elles abritent d’anciennes tombes juives.

Dans un contexte connexe, des informations indiquent que d’anciens sites militaires de l’armée syrienne dans la campagne de Deraa, notamment le quartier général de la 61e brigade et du 128e bataillon de la 5e division, ont été achetés par un homme d’affaires australien qui travaillerait pour une agence juive chargée de l’expansion et de la colonisation.

Parallèlement à ces informations, des rapports circulent depuis peu indiquant que les opérations de vente dans la plaine de Hauran se poursuivent à un rythme accéléré.

Ces mêmes rapports indiquaient un objectif plus large d’acquisition de zones supplémentaires dans ce que l’on appelle le « Triangle du bassin du Yarmouk », mentionnant le nom d’une organisation de colonisation qui s’appelle les Pionniers de Bashan, comme l’une des parties impliquées dans ces opérations.

Selon l’agence palestinienne Shehab news , ses membres s’infiltrent en catimini derrière les frontières du Golan syrien occupé et se prennent en photos dans les régions qui devraient devenir plus tard des colonies. Bashan signifiant en hébreu la terre fertile, l’armée ennemie israélienne l’a emprunté pour baptiser sa guerre contre la Syrie « Flèche de Bashan », après la chute du président Bachar al-Assad.

Le journal hébreu Yediot Aharonot a cité le chef de cette organisation Amos Azaria : « C’est la terre que le prophète Moïse a conquise. Aujourd’hui, les Druzes vivent sur le mont Bashan à l’est, et dans la zone séparant le Golan de la montagne, des groupes sunnites attendent de nous massacrer, nous ou les Druzes ». Il a poursuivi : « Par conséquent, toute cette zone doit être nettoyée et colonisée car elle fait partie de notre terre. Soyez assurés que les Druzes nous accueilleront à bras ouverts pour vivre à leurs côtés. » 

Source : Médias