dimanche, 21/06/2026   
   Beyrouth 12:44

Blindé piégé et corps bloqués à Ali Al-Taher: les détails de « l’attaque complexe du Hezbollah » secoue l’armée israélienne

L’armée israélienne tente de faire la lumière sur l’attaque particulièrement lourde subie, jeudi 18 juin, par le 52e bataillon blindé aux abords de la colline Ali Al-Tahrer, au Sud-Liban.

Selon le correspondant militaire pour la chaîne israélienne Kan, Itay Blumental, « l’armée israélienne poursuit son enquête sur l’incident grave au cours duquel quatre soldats du 52e bataillon blindé ont été tués, parmi lesquels le commandant du bataillon. Il semble que ce qui a conduit à la catastrophe soit une attaque complexe menée par le Hezbollah. Les noms de deux autres soldats n’ont pas encore été autorisés à la publication ».

« Selon l’enquête préliminaire, le Hezbollah a mené une attaque combinée au cours de laquelle il a tiré des missiles antichars (probablement de type Kornet) en direction du char, en plus d’au moins un drone piégé, potentiellement équipé de munitions antichars », a-t-il ajouté.

Et de renchérir : « L’enquête a révélé qu’un drone armé a réussi à pénétrer dans le char par le couloir arrière (la porte arrière du char), après l’attaque aux missiles Kornet, puis a explosé à l’intérieur du compartiment des soldats dans le char.

La pénétration du char est actuellement au cœur de l’enquête menée par l’armée israélienne et le corps blindé, et l’armée confirme que l’explosion n’est pas le résultat d’un dysfonctionnement technique ».

« L’armée israélienne n’a pas encore réussi à retirer le char du sud du Liban, ce qui entrave la réalisation d’une enquête plus détaillée sur l’incident, et il est prévu que cela soit fait au cours des prochains jours », a-t-il en outre indiqué.

Par ailleurs, la famille d’un militaire israélien abattu, jeudi, lors du ciblage d’un char israélien aux abords d’Ali al-Taher a rapporté que le corps de leur fils n’est pas encore arrivé en « Israël », sur fond de rapports faisant état de la difficulté d’atteindre le char en raison de la situation de combat complexe dans cette zone.

Source : Médias