dimanche, 05/07/2026   
   Beyrouth 23:17

Le député Ammar : les menaces israéliennes sont « une accusation accablante contre les autorités libanaises »

Le député du Hezbollah Ali Ammar, a dénoncé les déclarations israéliennes menaçantes contre le Liban estimant qu’elles constituent « une accusation accablante contre les autorités libanaises » depuis qu’elles ont signé un accord-cadre avec l’ennemi à Washington.

Ammar a déclaré dans un communiqué : « Depuis que l’Autorité libanaise a signé l’accord-cadre avec l’ennemi sioniste, les dirigeants de cette entité publient des déclarations confirmant qu’ils ont obtenu de l’Autorité la légitimité de rester au Sud-Liban, alors qu’ils continuent de violer l’accord de cessez-le-feu, de tuer des civils, de raser et de détruire des maisons, et de brûler des champs avec des bombes au phosphore, dans le silence complet des piliers de l’Autorité. »

Il a estimé que les déclarations « grossières et agressives » faites par le chef d’état-major de l’ennemi israélien depuis le château historique de Beaufort « constituent une violation de la souveraineté libanaise et une ingérence dans les affaires intérieures, ce qui exige une position officielle ferme défendant le rôle de l’armée nationale dans la protection de son territoire et de son peuple, et rejetant l’idée que l’armée puisse être en position de défendre la sécurité de l’ennemi israélien et un instrument entre ses mains pour mettre en œuvre ses projets. »

Lors d’une visite auprès de ses troupes à proximité du château de Beaufort dans le sud du Liban, le chef d’état-major de l’armée ennemie israélienne a déclaré qu’elle « continuera à agir de façon décisive contre les menaces venant du territoire libanais, et se tient prête à passer rapidement à des opérations offensives si la trêve était violée ».

De leur côté, « les forces armées libanaises doivent remplir leurs engagements, conformément à l’accord historique qui a été signé, et agir pour faire disparaître les terroristes du Hezbollah et les infrastructures terroristes de la zone », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Ammar a répliqué aux déclarations du Premier ministre israélien ennemi, Benjamin Netanyahu, et de son ministre des Finances, Bezalel Smotrich qui a déclaré que « l’État libanais nous a donné, conformément à l’accord conclu avec lui, la légitimité de rester au Liban dans une zone de sécurité de 8 à 10 kilomètres de profondeur jusqu’au désarmement du Hezbollah »

Elles constituent « une accusation accablante contre les autorités libanaises », a répliqué Ammar car elles donnent à l’ennemi le prétexte de dire qu’il a obtenu une « légitimité » pour rester dans ce qu’on appelle la « ligne jaune », considérant que cela « réduit à néant toutes les tentatives des autorités pour justifier l’accord d’humiliation et de honte ou pour l’interpréter d’une manière qui contredit son contenu ».

Ammar a conclu en appelant les autorités libanaises à reconsidérer leurs « mauvais choix et à assumer leur responsabilité nationale, au lieu de se laisser distraire par la fabrication d’arguments et de prétextes et de tenter d’interpréter l’accord en dehors de son contenu », soulignant que les Libanais « attendent des autorités qu’elles prennent une position claire et explicite qui réponde à ces déclarations insolentes, ne serait-ce que pour préserver ce qui reste de leur dignité après qu’elle a été dilapidée par la série de concessions qu’elles ont faites ».

Source : Médias